MOT DU CONSEILLER SPÉCIAL EN CHARGE DU NUMÉRIQUE

On dit que les meilleures choses qui arrivent dans la vie sont celles auxquelles on ne s’attend pas. Force est de constater que cet adage s’est vérifié à la faveur de ce formidable honneur qui me fut fait par ma nomination en tant que Conseiller Spécial du Président de la République en charge de la Numérisation.

Durant de nombreuses années j’ai observé mon pays de cette lointaine Europe où j’ai passé une grande partie de ma vie. Comme de très nombreux compatriotes, je me suis, maintes fois, posé la question sur les raisons du paradoxe congolais, un pays avec tant de potentialités mais dont la grande majorité de la population vit dans une misère insoutenable. Mon engagement politique est parti de cette colère, née de ce constat amer, qu’il a fallu canaliser en action pour essayer de changer la donne. Je me suis toujours dit que si j’avais un jour la possibilité d’être en mesure d’agir, je ferais tout pour démontrer que la situation de notre pays n’est pas une fatalité. Il ne me manquait donc qu’une opportunité de mettre tout cela en pratique.

Très tôt, j’ai été attiré par l’univers de ce que l’on dénommait à l’époque, les « nouvelles technologies », aujourd’hui appelé le « Numérique », terminologie plus englobante. A travers ma longue expérience accumulée dans ce secteur, tout au long de mon parcours professionnel dans le privé, j’ai appris que la valeur travail conjuguée à l’exigence de chaque instant avec l’excellence comme point de mire, étaient les meilleurs gages pour obtenir des résultats probants. C’est dans le secteur public que j’ai découvert plus récemment que les notions d’intégrité, d’altruisme et de don de soi doivent impérativement s’ajouter à ces valeurs pour espérer obtenir ces mêmes résultats.

Cette opportunité, dont j’ai fait allusion, m’a été offerte le 6 mars 2019 par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. Ce jour-là, j’ai compris que par ma nomination, j’avais l’immense honneur de servir mon pays mais surtout, que je pourrais mettre en pratique, tout ce que j’ai pu imaginer durant tant d’années pour transformer la mère Patrie. J’ai, d’emblée, considéré l’accession à cette fonction nouvelle comme un privilège que je me devais d’aborder avec humilité, esprit d’ouverture et de collaboration doublé d’un grand sens des
responsabilités.

Je partage la vision du Chef de l’Etat qui considère, avec raison , que le Numérique est une véritable chance pour notre pays qui doit mener une lutte sans merci contre les antivaleurs et les mauvaises pratiques qui privent le budget de l’Etat de sommes colossales, hypothéquant ainsi l’avenir de tout un pays et sa population en souffrance. La numérisation généralisée mais bien structurée, organisée et surtout planifiée est sans conteste la meilleure réponse pour donner enfin les moyens à l’Etat d’assumer ses missions régaliennes dans une dynamique de changement et de progrès social incarnée par le Président de la République.


C’est ensemble, dans l’unité, la discipline et la rigueur que nous parviendrons à relever ces défis !